dimanche 22 février 2009

hammam essalihine (berrouaghia)


hammam essalihine

De renommée nationale, la station thermale « Hammam Essalihine », située à 6 kilomètres de Berrouaghia, est à la fois lieu thérapeutique et site touristique, archéologique témoignant de plusieurs civilisations.

A l’initiative des hauts responsables du tourisme, une étude de faisabilité a été effectuée par l’E.N.E.T. (Entreprise Nationale des Etudes Touristiques) en Octobre 1985.

La station thermale de Hammam Essalihine est un ferment qui est l’élément majeur indispensable pour le développement touristique à Berrouaghia. Ce site s’accommode mal, en effet, de sa situation actuelle. Il réclame un passage à l’exécution des travaux confiés à un promoteur privé en 1992.

Au vu de l’étude réalisé par l’E.N.E.T en 1985, il peut apporter des ressources considérables à l’investisseur qui aura la perspicacité de la prendre en mains.

A la faveur de la situation sécuritaire qui s’améliore grandement, il est possible de remettre en activité cette station, lieu de prédilection d ’une clientèle fort nombreuse qui vient chercher thérapeutique et détente.

Berrouaghia offre toutes les richesses des sites qui font la réputation des villes touristiques. Ses forêts permettent d’allier les bienfaits de délassement aux joies de la natation. Son territoire possède, en outre, l’avantage de jouir de la certitude d’un climat clément « Été » comme « Hiver ».

A l’image de Hammam Righa ou Hammam Bouhanifia, l’aménagement du thermalisme à Berrouaghia donnera naissance à des centres climatiques et de repos, tels qu’il s’en développe ailleurs, pour satisfaire loin de la ville le besoin impérieux de repos des organismes et des cerveaux surmenés par le rythme de la vie moderne.

L’aménagement de Hammam Essalihine et d’autres sites permettrait, en outre, de résoudre un problème vital qui se pose avec acquitté à Berrouaghia : celui de l’organisation des loisirs. Les travailleurs de toute la Wilaya

Berrouaghia
est incontestablement pour la Wilaya de Médéa une des régions-clés.

­QUELQUES DONNÉES SUR HAMMAM ESSALIHINE :

•Origine thermale provient d’un réservoir assez profond (+ de 700 m) de nature soluble.

•Eaux bicarbonatées sodiques minéralisées (1356 mg/L).

•Température : 38°c et prédominance des ions HCO 3, SO 4, Na, CI.

•La source est indiquée pour le traitement des maladies suivantes :

•-Affections digestives et surtout ceux des voies biliaires et foie.
•-Affections de la peau et muqueuse (séquelles et brûlures).
•-Affections gynécologiques.
•-Affections de la gorge et du nasopharynx.
•-Affections rhumatismales.
•-Affections neurologiques.
•-Affections des artères, des veines, de l’ORL et des voies respiratoires.
•-Affections psychiatrique
s

vendredi 20 février 2009

wilaya de medea


Superficie (km2) : 8700

Nombre de communes : 64

Nombre de dairas : 07

Nom des dairas :
Ouzera, Berrouaghia, Keb, Ain Boucif, Tablat, Omaria, Bousken.

Principales localites :
Ain Boucif, Ain Ou Ksir, Aissaouia, Aziz, Baata, Benchicao, Beni Slimane, Berrouaghia, Bir Ben Laabed, Boghar, Bou Aiche, Bouaichoune, Bouchrahil, Boughezoui, Bouskene, Chahbounia Chelalet El Adhaoura, Cheniguel, Damiat, Derrag, Deux Bassins, Djouab, Draa Essamar, El Azizia, El Guelbelkebir, El Hamdania, El Omaria, El Ouinet, Hannacha, Kef Lakhdar, Khams Djouamaa, Ksar Boukhari, Maghraoua, Medea, Medjebar, Meftaha, Mezerana, Mihoub, Ouamri, Oued Harbil, Ouled Antar, Ouled Brahim, Ouled Deide, Ouled Hellal, Ouled Maaref, Oum El Djalil, Ouzera, Rebaia Bouachra, Saneg, Sedraia, Seghouane, Si Mahdjoub, Sidi Damed, Sidi Errabia, Sidi Naamane, Sidi Zahar, Sidi Ziane, Souagui, Tablat, Tafraout, Tamesguida, Tlatet Eddouair, Zoubiria.

Relief :
montagneux, climat continental, froid en hiver et chaud en ete ; la wilaya se trouve a 950 m d altitude par rapport au niveau de la mer ;

pluviometrie entre 800 mm (au nord) et 200 (au sud) par an.



Tourisme

Sites et monuments : le palais de l Emir, le monastere de Tiberine, montagnes, forets, stations hivernales et jardins.



Codes postaux

26000Medea, 26001 Ain D hab, 26002 Rezarza, 26100 Ouzera, 26101 Benhaddou, 26111 Tizi Mahdi, 26120 Draa Essamar, 26125 Tamesguida, 26130 Oued Harbil, 26140 El Hamdania, 26145 Benchicao, 26150 Ouamri, 26160 Si Mahdjoub, 26165 Bouaichoune, 26170 Ouled Bouachra, 26180 Hannacha, 26200 Berrouaghia, 26201 M hadjbia, 26211 Sidi Nadji, 26220 El Omaria, 26221 Sidi Salem, 26230 Ouled Brahim, 26240 Khams Djouamaa, 26250 Sidi Naamane, 26260 Zoubiria, 26270 Rebaia, 26271 Merabtine, 26300 Ksar el Boukhari, 26311 Ain Tletat, 26320 Boghar, 26325 Medjebar, 26330 Saneg, 26340 Oum el Djallil, 26345 Chahbounia, 26350 Bouaiche, 26360 Boughzoul, 26365 Aziz, 26366 Kherba Siouf, 26370 Derrag, 26380 Ouled Hellal, 26381 Ain Dalia, 26400 Beni Slimane, 26401 Ahl Chaaba, 26410 Sidi Errabia, 26420 Djouab, 26430 Bir ben Laabed, 26441 Hakimia, 26442 Tamda, 26450 Boudkene, 26451 Ouled Larbi, 26460 Sidi Ziane, 26470 Sidi Zahar, 26500 Ain Boucif, 26510 Sidi Damed, 26521 Benia, 26530 Chelalet Adhaoura, 26540 Cheniguel, 26550 Tafraout, 26560 Ain Ouksir, 26570 Tlalet Eddouar, 26580 Seghouane, 26591 Oum el Adham, 26592 Bir Messaoud, 26595 El Ouinet, 26600 Tablat, 26610 Deux Bassins, 26621 Seriat, 26630 El Azizia, 26641 Maarik el Malah, 26650 Meghraoua, 26660 Sedraia, 26670 Mihoub, 26680 Aissaouia, 26690 Bouchrahil, 26695 Baata
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samedi 14 février 2009

Ben-chicao


La commune de Ben-Chicao

Ben-Chicao, un village d'Algérie parmi tant d'autres. Situé au sud de l'Atlas, à une centaine de kilomètre d'Alger, à 20 de Médéa, son chef-lieu d'arrondissement, c'était un petit village verdoyant. Une seule route le traversait. Sur la place, au centre, les édifices publics, la Mairie, l'Ecole, l'Eglise. Sur les coteaux l'environnant s'étendaient de nombreux vignoble qui oscillaient autour de 1000 mètres d'altitude et qui figuraient parmi les plus élevés de la région.
De fait, le centre de Ben-Chicao fut créé vers 1872, mais c'est surtout vers 1885 que commença la plantation des vignobles. Des concessions en friche de 15 hectares environ furent attribuées à des famille françaises.

L'exploitation des terres étant trés difficile, plusieurs familles abandonnèrent et rejoingnirent leurs pays d'origine. Néanmoins, surmontant leurs déboires, d'autres se résignèrent à rester au village.
Ce fut le cas de quelques pionniers: les famille Flouttard, Vignau, Foulon, Rivière, Paillasse, de Tonnac de Villeneuve dans le hameau de Bassour. Certains jeunes, issus de l'Assistance Publique (la Maison d' enfants) reçurent en outre des concessions et s'installèrent à Ben-Chicao, ce fut le cas de Joseph Sirioud. Opiniâtreté de ces familles, mais aussi fertilité des terres, salubrité du climat, la commune se développa.
Dans les années cinquante, soixante, la population du village et des fermes alentour s'élevait à moins de 150 habitants environ, la population arabe à plus de 2000.
Depuis sa création, plusieurs adjoints spéciaux se succédèrent et, en 1935, Monsieur Foulon succéda à Monsieur Rivière. En 1947, lors de l'érection du centre en commune de plein exercice, il fut élu maire et le demeura jusqu'en 1959.
Yl y eut, durant cette période, d'importantes réalisations dans de nombreux domaines:
- création d'un magnifique hôtel-de-ville comprenant salle des fêtes et bibliothèque
- construction des docks de la S.A.P.
- réfection des bordures et trottoirs
- édification d'une villa avec salle de consultations gratuites
construction d'un four communal
- adduction et distribution d'eau potable dans le village.
Signalons encore la construction de plusieurs bassins et le captage des sources dans les douars environnants, ce qui permit aux populations musulmanes de satisfaire leurs besoins en eau potable. Les chemins donnant accès aux fermes et aux douars furent goudronnés. Un groupe scolaire avec logement fut également construit.
De par sa situation géographique, ce centre représentait un lieu idéal pour la villégiature et la municipalité déplora, à l'époque, le fait de n'y point voir une station susceptible de recevoir des estivant

lundi 9 février 2009

Médéa de 1830 à 1840



Durant ces dix années nombreux sont les chefs qui ont dormi dans le palais du bey : 3 beys, 1 représentant du sultan du Maroc, 1 marabout illuminé, 2 représentants d'Abd el-Kader et quelques généraux français de passage.

Les trois beys sont, par ordre d'arrivée, et de départ prématuré, les suivants :

Mustapha bou Mezrag de juillet à novembre 1830. En vérité ce dernier des 17 beys turcs était en poste depuis 1819. En juin 1830 il avait vaillamment combattu contre les Français débarqués à Sidi Ferruch ; à tel point qu'on lui avait confié le commandement de toutes les troupes à la place du titulaire, l'Agha Ibrahim. Les 25, 26, 27 et 28 juin il avait beaucoup gêné la progression des Français. Mais, de façon étonnante le 15 juillet il apposa son sceau sur un acte de soumission volontaire rédigé en arabe et qu'il envoya à de Bourmont. Il assurait " reconnaître le roi de France comme son souverain et seigneur, de lui être fidèle et de le servir contre tous ses ennemis ". En conséquence, rassuré malgré l'avertissement que lui avait donné le dey Hussein avant de s'embarquer pour Naples sur un bateau français " dans le Titteri, Bou Mezrag est turbulent et peu sûr ", de Bourmont l'investit comme bey au nom de la France. A la mi-août Bou Mezrag retourna son burnous et menaça de Bourmont de le chasser d'Alger ! C'est Clauzel, successeur de de Bourmont, qui prit la tête d'une colonne qui, par le col (tenia) de Mouzaïa vint chasser son bey et occuper Médéa. Bou Mezrag offrit au vainqueur, comme c'était l'usage, son cheval préféré. Clauzel garda le cheval et expédia Bou Mezrag en France où on le libéra avec interdiction de retourner en Algérie. Il se retira finalement à Smyrne. Mais ses fils, restés à Médéa, ne manquèrent de poursuivre la lutte quand ils le purent.

El Hadj Omar, dit aussi Ben Mourad de novembre 1830 à juin 1831. Il a été choisi par Clauzel pour remplacer Bou Mezrag. C'était un commerçant d'Alger prospère ; mais son savoir-faire de bonnes affaires ne lui fut d'aucune utilité dans sa nouvelle fonction. Malgré une petite garnison française, il était quasi prisonnier dans sa ville, car les tribus voisines, soulevées par les fils de Bou Mezrag, profitèrent de l'occasion pour refuser toute obéissance et tout paiement d'impôt. C'est le successeur de Clauzel, Berthezène, qui, fin juin 1831, monta une deuxième expédition par le tenia de Mouzaïa pour ramener à Alger la garnison française et Ben Mourad. Les tribus s'accommodèrent fort bien de ce retour à l'anarchie. Mais ce vide politique suscita des désirs de conquête, comme on le verra ci-dessous.

Mohammed ben Hussein durant une semaine en avril 1836. Clauzel, revenu à Alger pour un second séjour, alors que le Titteri était dirigé par un fidèle d'Abd el-Kader remonta à Médéa (c'est la troisième expédition) pour l'en déloger. Il partit de Boufarik le 30 mars, arriva à Médéa sans trop de mal, et en repartit le 4 avril en laissant le nouveau bey et quelques soldats. Mais, ayant trouvé à Alger, une instruction de Paris lui interdisant d'occuper tout nouveau centre dans l'intérieur, il rappela la garnison française le 7 avril. Une fois les Français repartis Ben Hussein se laissa voler (à moins d'un arrangement discret avec quelque envoyé d'Abd el-Kader) les 600 fusils, les 50 000 cartouches et les 6000 francs reçus de la France pour asseoir son pouvoir. Ben Hussein fut conduit à Mascara, auprès d'Abd el-Kader et libéré plus tard.

Les deux conquérants déçus sont le sultan du Maroc et le bey de Constantine.

Durant l'été 1831 c'est le sultan du Maroc Abd er-Rahman qui s'efforce de profiter de l'anarchie en envoyant ses cavaliers occuper, et Miliana, et Médéa où s'installent des représentants du pouvoir chérifien. Mais ils avaient du mal à se maintenir si loin de leur base. Une démonstration navale française devant Tanger (novembre 1831) et l'envoi d'une ambassade à Meknès en 1832 persuadèrent Abd er-Rahman de rappeler ses troupes.

Le bey de Constantine Ahmed est plus proche car, à cette époque il domine tout l'est algérien jusqu'au Hodna. Il aurait songé à s'étendre un peu plus vers l'ouest, en commençant par le Titteri. Il y eut quelques mouvements de troupes en 1833 ; mais elles ne parvinrent pas à occuper Médéa.

Le marabout " illuminé " est El Hadj Moussa ben Hassan. Il prend Médéa au début de 1835.

C'est un Egyptien qui s'est installé à Laghouat en 1829 et qui s'est affilié à la confrérie des
Derkaoua (de là son surnom El Derkaoui).
Il a bonne réputation car il aurait fait des miracles et son âne lui est tombé du ciel, offert, assure-t-il, par des Saints. Cet âne qu'il fait admirer devant sa tente, recouvert d'un riche tissu, lui vaut son deuxième surnom de
Bou Hammar (l'homme à l'âne).
Sûr de détenir la vérité et de bénéficier de l'aide d'Allah, il prêche la guerre sainte, à la fois contre les chrétiens et contre Abd el-Kader accusé d'impiété pour avoir signé des accords avec les Français (avec Desmichels le 26 février 1834). Il finit par inquiéter les Lemdani qui ne souhaitaient rien de semblable et finissent par solliciter l'aide du Gouverneur Français Drouet d'Erlon : en vain. C'est Abd el-Kader qui rapplique, qui bat les partisans de Bou Hammar et qui coupe 200 têtes pour l'exemple. Ce dernier réussit à quitter Médéa et se réfugia à Messaad d'où il sera chassé, en 1847, par le Général Marey-Monge. Il continuera la lutte contre les Français et mourra au siège de Zaâtcha en 1849

Les représentants d'Abd el-Kader sont les maîtres de Médéa du printemps 1835 au 17 mai 1840, à l'exception de la semaine d'avril 1836 marquée par l'épisode Mohamed ben Hussein. D'ailleurs durant cette semaine le Khalifa d'Abd el-Kader avait quitté la ville, mais tenait la campagne.

Le premier, qui avait accompagné Abd el-Kader, lors de sa lutte contre Bou Hammar, n'est resté que quelques mois. Je ne suis même pas sûr de son identité : sans doute un parent de l'Emir.

Le second, investi du titre et du burnous de Khalifa en août 1835, s'appelle El Berkani. D'août 1835 à mai 1837 El Berkani est, pour la France, un ennemi. Avec la signature par Bugeaud, alors commandant des troupes françaises à Oran, et Abd el-Kader, des accords de La Tafna (20 mai1837) El Berkani n'est plus un ennemi car l'article 3 de ces accords stipule " l'émir administrera la province d'Oran, celle du Titteri et une partie de celle d'Alger… ". S'installe ainsi une fausse paix mise à profit par Abd el-Kader pour organiser un véritable état divisé en 8 khalifaliks et y organiser quelques points forts. El Berkani à Médéa est le chef de l'un des trois 3 khalifaliks qui, avec Miliana et Hamza (Bouira), encerclent la Mitidja et pourraient menacer Alger. El Berkani fortifie Boghar, au sud de Médéa et y établit un arsenal. Cette fausse paix prit fin en novembre 1839 lorsqu' Abd el-Kader, ayant prévenu par lettre le nouveau Gouverneur Général Valée le 20 novembre, relance la guerre sainte et envoie ses troupes soutenir les Hadjoutes qui avaient commencé à ravager la Mitidja depuis une semaine déjà. Paris réagit en envoyant des renforts pour assurer la pérennité de la présence française. La prise de Médéa est la première victoire de cette guerre contre l'émir qui devait durer 8 ans.