
La tribu des Righa du Titteri
Ouled Messaoud,
El-Afaïr,
Ouled bou Haddi,
Ouled Aïssa,
Senhadja,
El-Ouata.
On ne signale pas de fractions spécialement occupées par des marabouts, ni chez les Righa, ni chez les Ouamri, ni chez les Ouzra....
association les amis de la ville de medea

La tribu des Righa du Titteri
Le regard
par
Jean Richepin
Devant cette porte close, l'aliéniste avait passé d'un pas plus rapide, et en détournant la tête d'un air distrait comme s'il pensait fortement à autre chose. Mais je ne m'y étais pas trompé : à la brusque décision de son mouvement, j'avais compris qu'il ne voulait pas me parler de celui-là. Aussi lui dis-je :
- Et celui-là, il n'est donc pas intéressant ?
Il me répondit, embarrassé :
- Non, pas très. Un cas banal ! Délire des grandeurs. Paralysie générale à la seconde période. Rien de particulièrement curieux !
Son embarras suait le mensonge. Je n'en mis que plus d'insistance à manifester mon vif désir de voir ce fou.
- Soit ! fit alors l'aliéniste. Mais contentez-vous de le voir seulement, sans entrer dans sa chambre. Il a, en effet, des accès de vésanie furieuse et soudaine pendant lesquels il est dangereux.
Et, avec le moins de bruit possible, il ouvrit le judas percé dans la porte.
L'homme était debout, immobile, les bras ouverts, les doigts écartés, dans une pose d'extase. Je le voyais de dos seulement ; mais, à la rigidité de tout son corps, je devinais cette extase, et j'imaginais ses yeux en contemplation fixe devant un point où l'attention de son être entier se concentrait. C'était le point le plus noir du coin le plus obscur de la chambre. Et, pourtant, ma contemplation fixe s'y étant attachée aussi, ce point noir me parut bientôt vaguement lumineux, comme si le regard du fou s'y reflétait. J'en fis, tout bas, l'observation à l'aliéniste.
Ma voix, quoique chuchotante, avait réveillé l'extatique de son extase. Il se tourna vers nous. Il avait une belle tête, douce et noble, un front haut de penseur, une bouche sinueuse d'homme éloquent, des yeux ardents de poète. Il ne semblait pas du tout exalté par la démence, mais caressé par le rêve. Il attirait l'amitié. C'est avec tristesse, et non avec colère, qu'il murmura, en regardant l'aliéniste : - Quand me rendrez-vous ce que vous m'avez pris, voleur ?
D'un coup sec et irrité, l'aliéniste referma le judas. Puis il m'entraîna dans le couloir, en disant, sur un ton dégagé :
- Le délire de la persécution est toujours concomitant au délire des grandeurs. Un cas banal, je vous le répète ! Paralysie générale à la seconde période !
- C'est drôle, répliquai-je, il m'intéresse, moi, ce cas banal. Est-ce à cause du visage de l'homme, qui m'est extrêmement sympathique ? Sans doute ! Mais j'aimerais à connaître l'histoire de ce fou. Pourquoi ne voulez-vous pas me la dire ? Pourquoi ?
- Oh ! fit l'aliéniste, si vous y tenez à ce point, je vous la dirai. Je n'ai aucune raison de ne pas vous la dire.
Il mentait encore. Je sentais fort bien qu'il cédait à la méfiance presque menaçante de ma demande et qu'il lui était très désagréable, en somme, d'y céder. Aussi est-ce d'une façon maussade qu'il me conta l'histoire, debout dans son bureau, sans même m'avoir invité à m'asseoir pour l'entendre. Il avait, visiblement, grande hâte de s'en débarrasser.
Telle qu'il me l'a dit, cependant, cette histoire ne laissa pas de me paraître passionnante. La démence de l'homme, en effet, s'était manifestée par l'emprise d'un regard. Un jour, chez un marchand d'antiquailles, l'homme avait acheté un portrait du siècle dernier, portrait d'un capitaine marin, et sa folie était née du regard de ce portrait. Dans les yeux d'où émanait ce regard, les lignes formées par les circonférences concentriques de la prunelle et de la pupille, par les bâtonnets des lumières et des ombres, par les courbes elliptiques de la sclérotique, ces lignes constituaient un dessin de géométrie tout à fait spécial, paraît-il, et dont le fou prétendait pouvoir tirer la détermination exacte d'un point...
Ici, malgré son désir d'être sec, l'aliéniste ne put s'empêcher de donner cours à une sorte d'émotion qui lui faisait la voix tremblante et le geste fébrile.
- Ce point, dit-il, serait l'emplacement, situé au Brésil, d'une ancienne cité, tout en or, aujourd'hui souterraine.
Il ajouta, en reprenant son calme :
- Vous voyez que cette idée est une des idées fréquentes dans le délire des grandeurs. Une cité tout en or, c'est absurde !
- Alors, dis-je, c'est cela, cette cité tout en or, qu'il vous reproche de lui voler ?
- C'est surtout le regard, répliqua vivement l'aliéniste.
- Je ne comprends pas, fis-je.
Il avait répliqué plus vite qu'il n'aurait voulu. Il fut obligé de m'expliquer ce qu'il avait laissé échapper ainsi.
- Eh ! oui, continua-t-il, le regard du portrait, le regard de ces yeux au si étrange dessin géométrique, ce regard qui est, à lui seul, un révélateur, en quelque sorte ; car il est d'un jaune verdâtre où il semble que vive l'âme même de l'or.
De nouveau la voix de l'aliéniste tremblait, et ses mains avaient des frissons. Dans ses yeux, à lui, aussi, passait cette âme de l'or. La lueur qui en jaillissait à ce moment me rappelait, je ne sais pourquoi, celle que j'avais vue, tout à l'heure, sur le point noir où semblait se refléter le regard du fou.
- Mais, demandai-je, comment lui avez-vous donc volé ce regard ?
D'une voix forte et méchante, il me répondit :
- En lacérant le portrait.
- Vous avez peut-être eu tort, dis-je. Si les yeux de ce portrait avaient une telle intensité de regard, si l'âme même de l'or, selon votre expression, vivait dans ce regard, un portrait pareil était une espèce de chef-d'oeuvre, et, en le lacérant, vous avez commis un véritable crime artistique.
Violemment, il s'écria :
- Le crime, c'était de laisser subsister ce portrait, ce regard, cet effroyable tentateur de regard. Car il y avait là, croyez-moi, dans ce regard, de quoi troubler non seulement un cerveau déjà faible d'homme voué à la paralysie générale, mais même une solide et saine raison. Je vous jure que, le dessin géométrique des yeux une fois constaté (et il était réel), l'emprise de ce regard devenait si forte...
Il cessa de parler. Il était tout pâle. On eût dit qu'il ne s'apercevait plus de ma présence, qu'il était ailleurs, qu'il voyait en imagination ce regard.
Brusquement, une aigre et précipitée sonnerie de timbre électrique le réveilla. En même temps, un gardien accourait le chercher, pour un pensionnaire en proie à une crise. Sans prendre le temps de me congédier, encore à demi en hypnose, l'aliéniste sortit, me laissant seul dans son bureau, dont la porte, d'ailleurs, resta ouverte.
J'étais dans une agitation intérieure qui me faisait mal.
Je me sentais comme attiré vers un tas de paperasses qu'un presse-papiers écrasait sur la table. Ce presse-papiers, bronze figurant un monstre chinois, semblait me défier de délivrer ces paperasses. Je le bousculai. J'éparpillai les feuilles qu'il tenait captives. J'y jetai les yeux, furtivement.
Elles étaient couvertes de dessins géométriques, d'équations, de calculs. J'y reconnus l'écriture de l'aliéniste.
Je continuai d'éparpiller les feuilles. Je les dispersai fiévreusement dans la chambre. Quelque chose, qui était sûrement enfoui sous le tas, me forçait à faire cela. J'arrivai enfin à ce quelque chose.
Je crus m'évanouir. Devant moi, un fragment de peinture, coupé avec des ciseaux dans une toile, me montrait une paire d'yeux, les yeux du portrait que l'aliéniste disait avoir lacéré, les yeux dardant le fameux regard, et ce regard, où vivait, en effet, l'âme même de l'or.
Certes, il avait volé le fou, il lui avait volé ce regard, dans la contemplation duquel il était, lui aussi, l'aliéniste, en train d'abîmer sa raison.
Oh ! ce regard, ce regard, ce regard !
Et je me suis sauvé, dans un ouragan d'épouvante, devant ce regard, que j'ai vu seulement, moi, le temps d'un éclair, pas davantage, et auquel, cependant, je ne puis jamais songer sans me dire :
- Qui sait si le fou était fou ?
| Une délégation française à Médéa |
| A la recherche de marché |
| 11 Juillet 2009 |
| Une délégation française, composée de quatre experts en construction et bâtiment, formant un bureau d’étude dénommé «C.C.A.», accompagné des Docteurs Mesdour et Sid-Ali Hadjersi, s’est déplacée mardi passé à Médéa et plus précisément au quartier « Tibhirine » en vue d’une étude de sol concernant le projet de construction d’un hôpital, destiné aux enfants cancéreux, d’une superficie de 18 ha. Selon Kamel Fergani, Président de l’association des amis de la ville de Médéa, «ce projet sera subventionné par des bureaux d’études Iraniens et Turc», et d’ajouter qu’«après l’aval de la tutelle, qui est le ministère de la Santé et les autorités de la wilaya, un dossier complet a été déposé au niveau de la Direction générale des biens de l’État dont nous attendons le feu vert pour le lancement de ce projet". |

Histoire de Médéa
A la découverte de la « Maison de l’Émir Abdel Kader »
L’émir Abdelkader avait fait de Médéa un centre de gouvernement. Il y planifiait ses batailles, contre l’armée française. Après le traité de
Une échappée dans le temps... et un plaisir infini.
Ce qui surprend le visiteur, c’est, d’abord, la modestie des lieux... rien à voir avec un palais des mille et une nuits. L’homme était grand par lui-même... la décence et l’aus-térité lui étaient conjointement prescrits par sa piété, sa culture immense et les maux que les siens enduraient. L’entrée de sa demeure est une simple porte basse entourée d’un cadre de pierres sculptées. La porte de bois massif – du thuya probablement - est ornée de gros clous et d’un heurtoir en cuivre. La petite squifa débouche sur un patio où se trouvent quatre pièces. Quatre canons, rappelant les canons espagnols des 17ème et 18ème siècle, y sont disposés. Le centre du patio, où se devinent l’ombre et la fraîcheur, est recouvert de dalles de pierre rectangulaires. Il est orné d’un jet d’eau qui retombe dans un bassin de marbre blanc. Des escaliers de pierre, comme des volutes de fumée, partent de la squifa pour déboucher, après trois paliers, sur l’unique étage qui comporte quatre pièces superposées à celles du rez-de-chaussée. La pièce de l’aile a été transformée par l’armée coloniale en bureaux et salles de réunions. Des arcs brisés, soutenus par des co-lonnes aux chapiteaux ottomans, font le tour d’une terrasse galerie à l’aile vitrée. Dans la plupart de l’extrémité des pièces, des arcs isolent des alcôves. Dans une pièce carrée isolée, dite « salle de prière », il y a des « qbou » (enfoncements ménagés dans une chambre pour un ou plusieurs lits) dans trois murs. L’un d’eux est revêtu d’une frise en plâtre ou en stuc grossièrement sculptée. À l’autre extrémité de la même aile, se trouve une salle plaquée de faïence blanche récente qui servait probablement de salle de bain.
Un passage souterrain...
Dans l’une des trois cours, une pièce basse, aurait servi de cellule. Des fers semi-circulaires rouillés s’apparentant à des restes de carcan confortent cette hypothèse. Selon de vieux habitants, il s’y trouve un passage souterrain qui déboucherait au sud de la ville (dans l’oued Baroura), dans la mosquée Mustapha (près de
En attendant, faisons place au plaisir et à l’enchantement que procure ce musée qui sera pour la région d’un apport, culturel, historique et touristique, inestimable.
L’OM REFAIT SURFACE
PAR HAMID SAHNOUN
Il aura fallu six ans en Division régionale
«Une» à l’Olympique de Médéa,
pour retrouver la Division Inter
Régions après avoir terminé le championnat
de la régionale Une de Blida en
tête du classement à 11 points d’avance
de son poursuivant, le R.C.Arbâa. Six
ans pour changer aussi l’image du club.
La communication devient prioritaire et
Médéa espère de nouveau. En six saisons,
en Division régionale «Une»,
l’O.Médéa s’est refait une santé et a
reconquis son public. Le club a survécu à
l’épreuve de vérité. Ceux que l’on surnommait,
il n’y a pas si longtemps, les
Diables bleus, tant ils étaient redoutables
sous leur tunique, ont repris le flambeau
pour sortir de l’enfer. L’O.Médéa a de
nouveau le diable au corps. Il s’agite et
revit, poussé par une âme conquérante et
un esprit ambitieux, mais assez malin
pour être prudent. De la dure réalité de la
Division régionale «Une», véritable
piège pour les clubs descendants de la
Division Inter Régions, tant le jeu y est
différent, l’O.Médéa a retenu la leçon.
Une saison 2008/2009 pleine, une course
réglée très vite avec L’Arbâa, Khemis-
Miliana et Berrouaghia, les plus solides
prétendants à l’accession. Ce bilan positif
est le résultat d’un travail mené à bien
pendant toute une saison, parallèlement
sur le terrain et en dehors, où le football
se décide également. L'Olympique avait
disputé avec panache en 1995 la finale de
la Coupe d’Algérie contre le
C.R.Belouizdad et avait même mené son
brillant adversaire par 1 but à 0 à la mitemps
avant de s’incliner 2 buts à 1 à la
fin du temps réglementaire. En 1997,
l’équipe « Seniors » de l’O.M (Médéa)
avait également participé à Amman
(Jordanie) à la Coupe Arabe et avait été
malheureusement éliminée en demi
finale par l’équipe marocaine de Kenitra
malgré une excellente prestation. C’està-
dire que l’O.M (Médéa) a eu un passé
sportif historique avec de grands footballeurs
tels que Tlemçani Djamel,
Benkhalidi Fawzi, Djahmoun Kamel,
Kabrane Amar, Kouici Mustapha,
anciens joueurs de l’équipe nationale et
d’autres encore. Le temps seul garantit
la solidité. Dans ce nouveau
Championnat pour l’O.Médéa la
Division Inter Régions, différente dans
son intensité et son rythme, beaucoup
plus solide, l’objectif sera le maintien.
Un autre pari qui s’inscrit dans un challenge
beaucoup plus large pour les
Diables bleus, qui ne pensent désormais
qu’au paradis. H. S
L’équipe « Seniors » de football de l’O Médéa a réussi a accèder à la division Inter-Régions après avoir fini le championnat de régionale Une de Blida à la tête du classement à 11 pts du deuxième, le RC Arabâ.
L'OM joue en division régionale Une depuis la saison 2003/2004, année de la création de la Ligue Régionale de Blida et espérait saison après saison retrouver sa place d’antan. L'Olympique avait disputé avec panache en 1995 la finale de la Coupe d’Algérie contre le CR Bélouizdad et avait même mené son brillant adversaire par 1 but à 0 à la mi-temps avant de s’incliner 2 buts à 1 à la fin du temps réglementaire.
En 1997, l’équipe « Seniors » de l’OM (Médéa) avait également participé à Amman en Jordanie à la Coupe Arabe et avait été malheureusement éliminée en demi finale par l’équipe marocaine de Kenitra malgré une excellente prestation.
C’est à dire que l’OM (Médéa) a eu un passé sportif historique avec de grands footballeurs tels que Tlemçani Djamel et Benkhalidi Fawzi anciens joueurs de l’équipe nationale, Djahmoun Kamel, Mekhtiche Abdennour, Bellatrèche Mouloud et d’autres encore.
Ensuite les lampions se sont éteints. Pendant six ans en Régionale « I », cette équipe batailla à la recherche du temps passé et à son heure de gloire et voila qu’enfin en Juin 2009, elle a été déclarée champion de la Régionale « I » ce qui lui permet d’accéder en Division Inter-Région et pourquoi pas dans sa lancée d’accéder la saison prochaine en Division Nationale II.