mardi 11 août 2009

La tribu des Righa du Titteri


La tribu des Righa du Titteri

« Les Righa sont au sud-ouest de Médéah, à 4 lieues ; ils habitent un pays très accidenté et bien arrosé ; leurs montagnes sont couvertes de beaux bois. La superficie de ce territoire est de 12 lieues carrées. La population compte 500 hommes en état de porter les armes, et 1000 femmes, enfants et vieillards ; elle possède 250 gourbis. Moins industrieux que les Kabyles de la première chaîne de l'Atlas, les Righa ont avec eux beaucoup de points de ressemblance ; leur pays est renommé pour les belles chasses aux sanglier que les beys turcs y faisaient. Le marché se tient le dimanche. Voici les fractions de la tribu :

Ouled Messaoud,
El-Afaïr,
Ouled bou Haddi,
Ouled Aïssa,
Senhadja,
El-Ouata.

On ne signale pas de fractions spécialement occupées par des marabouts, ni chez les Righa, ni chez les Ouamri, ni chez les Ouzra....

lundi 10 août 2009

le regard par jean richepin


Le regard

par

Jean Richepin

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Devant cette porte close, l'aliéniste avait passé d'un pas plus rapide, et en détournant la tête d'un air distrait comme s'il pensait fortement à autre chose. Mais je ne m'y étais pas trompé : à la brusque décision de son mouvement, j'avais compris qu'il ne voulait pas me parler de celui-là. Aussi lui dis-je :
- Et celui-là, il n'est donc pas intéressant ?

Il me répondit, embarrassé :
- Non, pas très. Un cas banal ! Délire des grandeurs. Paralysie générale à la seconde période. Rien de particulièrement curieux !

Son embarras suait le mensonge. Je n'en mis que plus d'insistance à manifester mon vif désir de voir ce fou.
- Soit ! fit alors l'aliéniste. Mais contentez-vous de le voir seulement, sans entrer dans sa chambre. Il a, en effet, des accès de vésanie furieuse et soudaine pendant lesquels il est dangereux.

Et, avec le moins de bruit possible, il ouvrit le judas percé dans la porte.

L'homme était debout, immobile, les bras ouverts, les doigts écartés, dans une pose d'extase. Je le voyais de dos seulement ; mais, à la rigidité de tout son corps, je devinais cette extase, et j'imaginais ses yeux en contemplation fixe devant un point où l'attention de son être entier se concentrait. C'était le point le plus noir du coin le plus obscur de la chambre. Et, pourtant, ma contemplation fixe s'y étant attachée aussi, ce point noir me parut bientôt vaguement lumineux, comme si le regard du fou s'y reflétait. J'en fis, tout bas, l'observation à l'aliéniste.

Ma voix, quoique chuchotante, avait réveillé l'extatique de son extase. Il se tourna vers nous. Il avait une belle tête, douce et noble, un front haut de penseur, une bouche sinueuse d'homme éloquent, des yeux ardents de poète. Il ne semblait pas du tout exalté par la démence, mais caressé par le rêve. Il attirait l'amitié. C'est avec tristesse, et non avec colère, qu'il murmura, en regardant l'aliéniste : - Quand me rendrez-vous ce que vous m'avez pris, voleur ?

D'un coup sec et irrité, l'aliéniste referma le judas. Puis il m'entraîna dans le couloir, en disant, sur un ton dégagé :
- Le délire de la persécution est toujours concomitant au délire des grandeurs. Un cas banal, je vous le répète ! Paralysie générale à la seconde période !
- C'est drôle, répliquai-je, il m'intéresse, moi, ce cas banal. Est-ce à cause du visage de l'homme, qui m'est extrêmement sympathique ? Sans doute ! Mais j'aimerais à connaître l'histoire de ce fou. Pourquoi ne voulez-vous pas me la dire ? Pourquoi ?
- Oh ! fit l'aliéniste, si vous y tenez à ce point, je vous la dirai. Je n'ai aucune raison de ne pas vous la dire.

Il mentait encore. Je sentais fort bien qu'il cédait à la méfiance presque menaçante de ma demande et qu'il lui était très désagréable, en somme, d'y céder. Aussi est-ce d'une façon maussade qu'il me conta l'histoire, debout dans son bureau, sans même m'avoir invité à m'asseoir pour l'entendre. Il avait, visiblement, grande hâte de s'en débarrasser.

Telle qu'il me l'a dit, cependant, cette histoire ne laissa pas de me paraître passionnante. La démence de l'homme, en effet, s'était manifestée par l'emprise d'un regard. Un jour, chez un marchand d'antiquailles, l'homme avait acheté un portrait du siècle dernier, portrait d'un capitaine marin, et sa folie était née du regard de ce portrait. Dans les yeux d'où émanait ce regard, les lignes formées par les circonférences concentriques de la prunelle et de la pupille, par les bâtonnets des lumières et des ombres, par les courbes elliptiques de la sclérotique, ces lignes constituaient un dessin de géométrie tout à fait spécial, paraît-il, et dont le fou prétendait pouvoir tirer la détermination exacte d'un point...

Ici, malgré son désir d'être sec, l'aliéniste ne put s'empêcher de donner cours à une sorte d'émotion qui lui faisait la voix tremblante et le geste fébrile.

- Ce point, dit-il, serait l'emplacement, situé au Brésil, d'une ancienne cité, tout en or, aujourd'hui souterraine.

Il ajouta, en reprenant son calme :
- Vous voyez que cette idée est une des idées fréquentes dans le délire des grandeurs. Une cité tout en or, c'est absurde !
- Alors, dis-je, c'est cela, cette cité tout en or, qu'il vous reproche de lui voler ?
- C'est surtout le regard, répliqua vivement l'aliéniste.
- Je ne comprends pas, fis-je.

Il avait répliqué plus vite qu'il n'aurait voulu. Il fut obligé de m'expliquer ce qu'il avait laissé échapper ainsi.
- Eh ! oui, continua-t-il, le regard du portrait, le regard de ces yeux au si étrange dessin géométrique, ce regard qui est, à lui seul, un révélateur, en quelque sorte ; car il est d'un jaune verdâtre où il semble que vive l'âme même de l'or.

De nouveau la voix de l'aliéniste tremblait, et ses mains avaient des frissons. Dans ses yeux, à lui, aussi, passait cette âme de l'or. La lueur qui en jaillissait à ce moment me rappelait, je ne sais pourquoi, celle que j'avais vue, tout à l'heure, sur le point noir où semblait se refléter le regard du fou.

- Mais, demandai-je, comment lui avez-vous donc volé ce regard ?

D'une voix forte et méchante, il me répondit :
- En lacérant le portrait.
- Vous avez peut-être eu tort, dis-je. Si les yeux de ce portrait avaient une telle intensité de regard, si l'âme même de l'or, selon votre expression, vivait dans ce regard, un portrait pareil était une espèce de chef-d'oeuvre, et, en le lacérant, vous avez commis un véritable crime artistique.

Violemment, il s'écria :
- Le crime, c'était de laisser subsister ce portrait, ce regard, cet effroyable tentateur de regard. Car il y avait là, croyez-moi, dans ce regard, de quoi troubler non seulement un cerveau déjà faible d'homme voué à la paralysie générale, mais même une solide et saine raison. Je vous jure que, le dessin géométrique des yeux une fois constaté (et il était réel), l'emprise de ce regard devenait si forte...

Il cessa de parler. Il était tout pâle. On eût dit qu'il ne s'apercevait plus de ma présence, qu'il était ailleurs, qu'il voyait en imagination ce regard.

Brusquement, une aigre et précipitée sonnerie de timbre électrique le réveilla. En même temps, un gardien accourait le chercher, pour un pensionnaire en proie à une crise. Sans prendre le temps de me congédier, encore à demi en hypnose, l'aliéniste sortit, me laissant seul dans son bureau, dont la porte, d'ailleurs, resta ouverte.

J'étais dans une agitation intérieure qui me faisait mal.

Je me sentais comme attiré vers un tas de paperasses qu'un presse-papiers écrasait sur la table. Ce presse-papiers, bronze figurant un monstre chinois, semblait me défier de délivrer ces paperasses. Je le bousculai. J'éparpillai les feuilles qu'il tenait captives. J'y jetai les yeux, furtivement.

Elles étaient couvertes de dessins géométriques, d'équations, de calculs. J'y reconnus l'écriture de l'aliéniste.

Je continuai d'éparpiller les feuilles. Je les dispersai fiévreusement dans la chambre. Quelque chose, qui était sûrement enfoui sous le tas, me forçait à faire cela. J'arrivai enfin à ce quelque chose.

Je crus m'évanouir. Devant moi, un fragment de peinture, coupé avec des ciseaux dans une toile, me montrait une paire d'yeux, les yeux du portrait que l'aliéniste disait avoir lacéré, les yeux dardant le fameux regard, et ce regard, où vivait, en effet, l'âme même de l'or.

Certes, il avait volé le fou, il lui avait volé ce regard, dans la contemplation duquel il était, lui aussi, l'aliéniste, en train d'abîmer sa raison.

Oh ! ce regard, ce regard, ce regard !

Et je me suis sauvé, dans un ouragan d'épouvante, devant ce regard, que j'ai vu seulement, moi, le temps d'un éclair, pas davantage, et auquel, cependant, je ne puis jamais songer sans me dire :
- Qui sait si le fou était fou ?

cpa de damiette (medea)





vendredi 10 juillet 2009

Une délégation française à Médéa


Une délégation française à Médéa
A la recherche de marché
11 Juillet 2009

Une délégation française, composée de quatre experts en construction et bâtiment, formant un bureau d’étude dénommé «C.C.A.», accompagné des Docteurs Mesdour et Sid-Ali Hadjersi, s’est déplacée mardi passé à Médéa et plus précisément au quartier « Tibhirine » en vue d’une étude de sol concernant le projet de construction d’un hôpital, destiné aux enfants cancéreux, d’une superficie de 18 ha. Selon Kamel Fergani, Président de l’association des amis de la ville de Médéa, «ce projet sera subventionné par des bureaux d’études Iraniens et Turc», et d’ajouter qu’«après l’aval de la tutelle, qui est le ministère de la Santé et les autorités de la wilaya, un dossier complet a été déposé au niveau de la Direction générale des biens de l’État dont nous attendons le feu vert pour le lancement de ce projet".

mercredi 8 juillet 2009

A la découverte de la « Maison de l’Émir Abdel Kader »


Histoire de Médéa

A la découverte de la « Maison de l’Émir Abdel Kader »


L’émir Abdelkader avait fait de Médéa un centre de gouvernement. Il y planifiait ses batailles, contre l’armée française. Après le traité de la Tafna en 1837, il en fit une de ses capitales. L’émir est l’éponyme de la maison qui s’y trouve. Il y a séjourné lors de ses visites à Médéa où il y était représenté par un khalifat. Cette résidence a également abrité d’importantes rencontres dans le cadre de la préparation du traité de la Tafna de même qu’elle a servi d’atelier pour la fabrication d’armes. La Maison de l’émir perpétue le souvenir du fondateur de l’État algérien et, par ailleurs, personnage hors du commun. Préoccupés par la dégradation avancée de ce monument historique qui exhale les subtils parfums de la Casbah d’Alger, les responsables de la Direction de la Culture de la wilaya ont inscrit une opération de restauration et d’équipement évaluée à cinq mil-liards de centimes environ. Après plusieurs mois de travaux, le résultat est à la hauteur des efforts consentis. Cette institution aura, aussi, pour but de rassembler les objets d’époque afin de reconstituer l’histoire de ce vaste territoire qu’était le Beylik du Titteri.

Une échappée dans le temps... et un plaisir infini.

Ce qui surprend le visiteur, c’est, d’abord, la modestie des lieux... rien à voir avec un palais des mille et une nuits. L’homme était grand par lui-même... la décence et l’aus-térité lui étaient conjointement prescrits par sa piété, sa culture immense et les maux que les siens enduraient. L’entrée de sa demeure est une simple porte basse entourée d’un cadre de pierres sculptées. La porte de bois massif – du thuya probablement - est ornée de gros clous et d’un heurtoir en cuivre. La petite squifa débouche sur un patio où se trouvent quatre pièces. Quatre canons, rappelant les canons espagnols des 17ème et 18ème siècle, y sont disposés. Le centre du patio, où se devinent l’ombre et la fraîcheur, est recouvert de dalles de pierre rectangulaires. Il est orné d’un jet d’eau qui retombe dans un bassin de marbre blanc. Des escaliers de pierre, comme des volutes de fumée, partent de la squifa pour déboucher, après trois paliers, sur l’unique étage qui comporte quatre pièces superposées à celles du rez-de-chaussée. La pièce de l’aile a été transformée par l’armée coloniale en bureaux et salles de réunions. Des arcs brisés, soutenus par des co-lonnes aux chapiteaux ottomans, font le tour d’une terrasse galerie à l’aile vitrée. Dans la plupart de l’extrémité des pièces, des arcs isolent des alcôves. Dans une pièce carrée isolée, dite « salle de prière », il y a des « qbou » (enfoncements ménagés dans une chambre pour un ou plusieurs lits) dans trois murs. L’un d’eux est revêtu d’une frise en plâtre ou en stuc grossièrement sculptée. À l’autre extrémité de la même aile, se trouve une salle plaquée de faïence blanche récente qui servait probablement de salle de bain.

Un passage souterrain...

Dans l’une des trois cours, une pièce basse, aurait servi de cellule. Des fers semi-circulaires rouillés s’apparentant à des restes de carcan confortent cette hypothèse. Selon de vieux habitants, il s’y trouve un passage souterrain qui déboucherait au sud de la ville (dans l’oued Baroura), dans la mosquée Mustapha (près de la Maison de l’émir) ou dans la mosquée rouge (Djamaa El Ahmar). Les historiens sont invités à démêler l’écheveau des légendes qui entourent la Maison de l’émir.

En attendant, faisons place au plaisir et à l’enchantement que procure ce musée qui sera pour la région d’un apport, culturel, historique et touristique, inestimable.

A. TETA

jeudi 25 juin 2009

L’OM REFAIT SURFACE

L’OM REFAIT SURFACE

PAR HAMID SAHNOUN

Il aura fallu six ans en Division régionale

«Une» à l’Olympique de Médéa,

pour retrouver la Division Inter

Régions après avoir terminé le championnat

de la régionale Une de Blida en

tête du classement à 11 points d’avance

de son poursuivant, le R.C.Arbâa. Six

ans pour changer aussi l’image du club.

La communication devient prioritaire et

Médéa espère de nouveau. En six saisons,

en Division régionale «Une»,

l’O.Médéa s’est refait une santé et a

reconquis son public. Le club a survécu à

l’épreuve de vérité. Ceux que l’on surnommait,

il n’y a pas si longtemps, les

Diables bleus, tant ils étaient redoutables

sous leur tunique, ont repris le flambeau

pour sortir de l’enfer. L’O.Médéa a de

nouveau le diable au corps. Il s’agite et

revit, poussé par une âme conquérante et

un esprit ambitieux, mais assez malin

pour être prudent. De la dure réalité de la

Division régionale «Une», véritable

piège pour les clubs descendants de la

Division Inter Régions, tant le jeu y est

différent, l’O.Médéa a retenu la leçon.

Une saison 2008/2009 pleine, une course

réglée très vite avec L’Arbâa, Khemis-

Miliana et Berrouaghia, les plus solides

prétendants à l’accession. Ce bilan positif

est le résultat d’un travail mené à bien

pendant toute une saison, parallèlement

sur le terrain et en dehors, où le football

se décide également. L'Olympique avait

disputé avec panache en 1995 la finale de

la Coupe d’Algérie contre le

C.R.Belouizdad et avait même mené son

brillant adversaire par 1 but à 0 à la mitemps

avant de s’incliner 2 buts à 1 à la

fin du temps réglementaire. En 1997,

l’équipe « Seniors » de l’O.M (Médéa)

avait également participé à Amman

(Jordanie) à la Coupe Arabe et avait été

malheureusement éliminée en demi

finale par l’équipe marocaine de Kenitra

malgré une excellente prestation. C’està-

dire que l’O.M (Médéa) a eu un passé

sportif historique avec de grands footballeurs

tels que Tlemçani Djamel,

Benkhalidi Fawzi, Djahmoun Kamel,

Kabrane Amar, Kouici Mustapha,

anciens joueurs de l’équipe nationale et

d’autres encore. Le temps seul garantit

la solidité. Dans ce nouveau

Championnat pour l’O.Médéa la

Division Inter Régions, différente dans

son intensité et son rythme, beaucoup

plus solide, l’objectif sera le maintien.

Un autre pari qui s’inscrit dans un challenge

beaucoup plus large pour les

Diables bleus, qui ne pensent désormais

qu’au paradis. H. S

mercredi 17 juin 2009

L’équipe de football de medea


L’équipe « Seniors » de football de l’O Médéa a réussi a accèder à la division Inter-Régions après avoir fini le championnat de régionale Une de Blida à la tête du classement à 11 pts du deuxième, le RC Arabâ.

L'OM joue en division régionale Une depuis la saison 2003/2004, année de la création de la Ligue Régionale de Blida et espérait saison après saison retrouver sa place d’antan. L'Olympique avait disputé avec panache en 1995 la finale de la Coupe d’Algérie contre le CR Bélouizdad et avait même mené son brillant adversaire par 1 but à 0 à la mi-temps avant de s’incliner 2 buts à 1 à la fin du temps réglementaire.

En 1997, l’équipe « Seniors » de l’OM (Médéa) avait également participé à Amman en Jordanie à la Coupe Arabe et avait été malheureusement éliminée en demi finale par l’équipe marocaine de Kenitra malgré une excellente prestation.

C’est à dire que l’OM (Médéa) a eu un passé sportif historique avec de grands footballeurs tels que Tlemçani Djamel et Benkhalidi Fawzi anciens joueurs de l’équipe nationale, Djahmoun Kamel, Mekhtiche Abdennour, Bellatrèche Mouloud et d’autres encore.

Ensuite les lampions se sont éteints. Pendant six ans en Régionale « I », cette équipe batailla à la recherche du temps passé et à son heure de gloire et voila qu’enfin en Juin 2009, elle a été déclarée champion de la Régionale « I » ce qui lui permet d’accéder en Division Inter-Région et pourquoi pas dans sa lancée d’accéder la saison prochaine en Division Nationale II.